Joyeux Noël
24/12/2009 05:35 par dlr14ème_62
-
Joyeux Noël
24/12/2009 05:35 par dlr14ème_62
Les délégations DLR du Nord et du Pas de Calais vous souhaitent un joyeux noël.
JOYEUX NOEL
24/12/2009 05:29 par dlr14ème_62
-
JOYEUX NOEL
24/12/2009 05:29 par dlr14ème_62
DLR 14ème circonscription du Pas de Calais vous souhaite de bonnes agapes, un bon réveillon et un joyeux Noël !
L'enfant du pays enfanté par le PS
23/12/2009 14:00 par dlr14ème_62
-
L'enfant du pays enfanté par le PS
23/12/2009 14:00 par dlr14ème_62
Qu’est-ce qui laissait présager que cet être commun allait devenir en 20 ans, le leader du principal parti d’opposition sur Hénin Beaumont. Enfin, quand je dis leader, tout est relatif. J’aurai plutôt dû employer le terme de « faire valoir », tant la présence, épisodique de Marine Le Pen l'efface par son envergure.
Aux origines :
La genèse de Steeve Briois en politique est avant tout l’œuvre d’un homme et d’un parti : Pierre Darchicourt et la fédération du Parti Socialiste dans le Pas de Calais. Ainsi, en 1989, un obscur héninois décide de créer une section locale du Front National. Plutôt inexpérimenté et sans réels talents, il peine à s’imposer. Dans le paysage politique héninois émerge à cette époque une grande figure d’opposition, respectée et appréciée de la population. Cette personne c’est Jaqueline Hauchart. Elle tend de plus en plus à devenir une personnalité politique de premier plan au grand dam du PS régional et de Pierre Darchicourt, maire d’Hénin Beaumont depuis 1989. Une idée machiavélique, déjà éprouvée en son temps par François Mitterand, germe alors dans la tête de l’édile : aider au développement du Front National local pour affaiblir le réservoir de voix à droite de Mme Hauchart. Le PS n’aura dés lors de cesse d’aider Steeve Briois dans la coulisse afin que le FN puisse prendre un maximum de voix sur l'électorat de droite. En 1995, le résultat escompté par Pierre Darchicourt est au rendez – vous puisqu’il est à nouveau élu Maire de la ville grâce au FN qui a affaiblit sur sa droite la réserve des voix héninoises favorables à Jacqueline Hauchart. Mais cette réélection sans triomphe aura un prix : celui de l’enracinement du FN à Hénin Beaumont.
L’enracinement :
Steeve Briois fortifiera d’année en année, aux prix de moult procédés populistes et autres manipulations dont l’extrême droite a toujours été habile à user. Le premier à payer cet enracinement sera Pierre Darchicourt lui-même. L’arroseur arrosé en quelques sortes. D’élection en élection, Steeve Briois se renforce. Dans le même temps, Mme Hauchart décède brusquement, laissant, depuis lors, la droite sans aucuns leaders charismatique. En 1999, Gérard Dalongeville, ex Directeur de cabinet de Pierre Darchicourt et principal artisan du renforcement du FN sous l’ére Darchicourt, noue des liens secrets avec le FN. Gérard Dalongeville est décidé à faire tomber son ancien gourou. Des liens réguliers se tissent et des rendez vous nocturnes ont lieu. La chose est entendue et en 2001, grâce à nouveau au jeu trouble de Steeve Briois, Gérard Dalongeville est élu maire. Gérard Dalongeville, prend ensuite ses distances avec le FN. Après quelques années il est réintégré dans le giron du PS, ce même parti qui l’avait exclu en 2000. Steeve Briois n’aura alors de cesses d’attaquer son allié d’hier durant toute sa mandature. Bien lui en prend puisque la réelle incompétence du nouveau maire se fait sentir chaque jour de plus en plus sur la population : défaut de service public, augmentation des impôts locaux… Steeve Briois se renforce d’élection en élection jusqu’à atteindre les 30 %. Le FN ne s’y trompe pas. Bien qu’ayant été trahis jadis par Steeve Briois, qui fera alors une petite traversée du désert après son escapade au MNR, Jean Marie Le Pen décide de réintégrer Steeve Briois et lui donne de nouveaux moyens supplémentaires. Hénin Beaumont devient un objectif primordial pour le FN. En proie à des ennuis financiers récurrents, le FN décide de faire d’Hénin Beaumont le piédestal de sa reconquête politique. Les grands moyens sont alors employés : parachutage de Marine Le Pen, acquisition d’un local permanent, irrigation financière constante, arrivée de nervis spécialisés dans le flingage médiathique en tous genres… En 2008, le FN établit un résultat plus qu’honorable derrière Gérard Dalongeville qui est réélu de justesse Maire d’Hénin Beaumont. Des contacts avaient été alors amorcés par le FN avec des responsables de l’Alliance Républicaine, association arrivée troisième de ces élections, composée en majorité d’anciens socialistes opposés à Gérard Dalongeville. La destitution rocambolesque de Gérard Dallongeville en 2009 amène à de nouvelles élections. Le FN termine second avec 49 % au second tour derrière l’Alliance républicaine dont le chef de file, Daniel Duquenne devient Maire d’Hénin Beaumont. La collusion entre le FN et l’AR éclate alors au grand jour : amabilités aux conseils municipaux, cordialités en tous genres… Steeve Briois semble aujourd’hui convaincu que l’AR n’est qu’un mal nécessaire qui ne durera pas et qui pavera de fleurs sa route vers le siège majoral.
Voilà donc la carrière d’un homme qui s’évertue à clamer qu’il n’est pas un professionnel de la politique. Ce florilège plaide malheureusement en sa défaveur. Depuis toujours Mr Briois a pratiqué la politique politicienne en se rapprochant tour à tour de Pierre Darchicourt et du PS, de Gérard Dalongeville, de Daniel Duquenne bref pour faire court, il est avant tout et surtout une créature de
la Fédération socialiste du Pas de Calais. Enfin, et pour finir, nous signalons que nous n’avons toujours pas eu de réponse concernant la question que nous avions posé jadis sur ses moyens de subsistances hors mis sa rétribution mensuelle pour son mandat de Conseiller Régional. Si sa subsistance se résume qu’à cette unique rétribution, la seule dont nous ayons connaissance, on peut alors affirmer que Mr Briois, comme les autres est avant tout et surtout, un professionnel de la politique.
Un professionnel de la politique qui n’hésita pas à fricoter dans l’ombre avec les représentants locaux du PS pour arriver au pouvoir, voilà le véritable portrait de Steeve Briois. Ses électeurs et ceux du PS apprécieront !
Le comité local DLR
Faut-il continuer le débat sur l’identité nationale ?
23/12/2009 12:31 par dlr14ème_62
-
Faut-il continuer le débat sur l’identité nationale ?
23/12/2009 12:31 par dlr14ème_62
De plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer la suspension, voire l’abandon pur et simple, du débat sur l’identité nationale. Que celles d’Alain Juppé ou François Baroin se joignent, à droite, aux charges de Dominique de Villepin et Jean-Pierre Raffarin, montre s’il en était encore besoin, la lourde ambiguïté qui enveloppe la démarche imposée par Nicolas Sarkozy et son ministre Eric Besson.
Le débat paraît certes mal posé, mais ce n’est pas, pour autant, en y mettant un terme que l’on répondra au vrai défi posé : revitaliser notre modèle national fondé sur l’assimilation républicaine et le progrès social.
En effet, j’ai dit dès le début du débat sur l’identité nationale combien l’intention d’un détournement de cette question, pourtant essentielle, à de basses fins électoralistes, est contestable : celle-ci, en caricaturant les choses, va à l’encontre du but soi-disant recherché - rassembler la France et les Français autour d’une vision mobilisatrice d’eux-mêmes. La conséquence ne se fait pas attendre : au lieu d’unir, on divise. Au lieu de proposer une identité collective dynamique et intégratrice, on sous-entend une opposition irréductible entre Français « de souche » et Français « d’adoption ».
Résultat, c’est l’idée même de toute identité française qui est faussée et discréditée, ouvrant un boulevard à la provocation des éternels trublions pour qui tout sentiment national s’apparente au fascisme…
L’identité française, une identité de tout temps politique, est ouverte par son universalisme raisonné, mais n’est pas compatible avec tout et n’importe quoi. C’est le tort d’une grande partie de la gauche que de récuser cette dimension majeure et incontournable du fait national français, en se focalisant uniquement sur des approches socio-économiques de type « lutte des classes ».
Le caractère massif de l’immigration de peuplement, dont s’inquiète même le quotidien Le Monde, relevant que dans certaines villes de Seine-Saint-Denis le taux d’étrangers dans la population totale dépasse les 35%, empêche toute assimilation des individus. Droite et gauche, qui ferment les yeux sur cette situation et ont capitulé face à l’Europe-passoire de Schengen, en sont largement coresponsables. Et, bien sûr, la cristallisation dans ces quartiers de la relégation sociale, du sous-emploi, de la délinquance, du travail dissimulé, attise d’un côté la défiance communautariste des « accueillis » et, de l’autre, le rejet des « accueillants » à l’égard d’une population jugée inassimilable.
C’est sur ce rejet que Nicolas Sarkozy cherche à surfer à la veille des élections régionales, voulant couper l’herbe sous le pied au Front National en accaparant des sentiments xénophobes qu’il prétend « décomplexer » - comme tout le reste. Or cette voie n’est pas seulement moralement condamnable, elle est inefficace pour ce qui concerne la remise en mouvement de notre modèle national et républicain d’identité. Fossoyeur des services publics, de la souveraineté nationale en Europe, de l’indépendance française vis-à-vis des Etats-Unis, d’une économie où l’on peut vivre de son travail au lieu de subir les effets de la mondialisation-clochardisation, de la citoyenneté républicaine avec ses mesures de discrimination positive larvée, le pouvoir en place cherche en fait à faire oublier qu’il sape lui-même les bases de ce qui constitue le modèle français, pour mieux en dénoncer la prétendue obsolescence et imposer des « réformes » contraires à nos valeurs et à notre projet de société républicain. A cet égard, avec ces politiques antifrançaises, Nicolas Sarkozy fait le lit de ce qu’il prétend combattre, le communautarisme. Et on ne peut que donner raison à Alain Juppé, lorsqu’il interroge : « Aujourd'hui, quelle est la capacité d'accueil de la société française vis-à-vis de ceux qui la rejoignent, en particulier des musulmans ».
L’identité nationale doit être revivifiée, notamment au travers des politiques menées au plus haut niveau de l’Etat. Dans ce cadre, il est évident qu’il faut combattre les pratiques arabo-musulmanes incompatibles avec la laïcité et la citoyenneté républicaine. On est loin d’en prendre le chemin actuellement. C’est bien pourquoi, pour revenir à la question initiale, s’il ne faut pas interrompre un débat qui existe de toute façon dans les esprits, il est grand temps de le poser différemment. Il faut s’interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour redonner un sens concret et de la perspective à une identité française qui sera d’autant plus ouverte qu’elle sera forte dans ses assises et ferme dans ses principes.
NDA
ELUS DLR DANS LA REGION
23/12/2009 11:17 par dlr14ème_62
-
ELUS DLR DANS LA REGION
23/12/2009 11:17 par dlr14ème_62
LES ELUS DLR REGIONAUX
Parlementaire
François-Xavier Villain (député du Nord)
Maire
François-Xavier Villain (Cambrai)
Elus ou sympathisants
Véronique Loir (Conseillère municipale déléguée à Arras)
Thierry Grégoire (Conseiller municipal au Touquet )
Daniel Mouton (Conseiller municipal à Houdain)
Boris Lemaire (Conseiller municipal à St-Pol/Ternoise)
Christian Maes (Conseiller municipal à Roubaix, sympathisant)
CONTACT LOCAL
23/12/2009 10:46 par dlr14ème_62
-
CONTACT LOCAL
23/12/2009 10:46 par dlr14ème_62
Délégué pour la 14ème circonscription du Pas de Calais : Pascal Wallerand
380 Bd Gabriel Péri
62110 Hénin Beaumont
Tél : 06/33/59/49/26
Email : tarik.62@hotmail.fr
Conseiller National : Michel Vast
62220 Carvin
Tel : 03/62/90/80/43
L'Amérique à Bruxelles
23/12/2009 06:57 par dlr14ème_62
-
L'Amérique à Bruxelles
23/12/2009 06:57 par dlr14ème_62
L'Amérique à Bruxelles
de Florence Autret
Type: Broché
Editeur: Seuil
Publié : 8/3/2007
229 pages
ISBN : 202083717X
Résumé du livre
S'intéresser à l'influence américaine à Bruxelles ce n'est pas ouvrir un mystérieux 'e-File', un plan secret visant à la domination de l'Europe. Cela consiste simplement à suivre le fil des manoeuvres - du lobbying - de l'administration et des entreprises américaines pour infléchir le cours des politiques de l'Union. Et cela conduit très vite à un constat saisissant : leur extraordinaire habileté à franchir la barrière institutionnelle. L'influence américaine ne s'exerce pas tant de l'extérieur ou à la périphérie de l'Union mais de l'intérieur. Les Etats-Unis sont plus qu'un partenaire de l'Union, fût-il privilégié, ils en sont partie prenante. L'Union se fait tantôt sous leur impulsion, tantôt en opposition contre leurs tentations hégémoniques. Comme si la dialectique de la relation transatlantique avait été jusqu'à présent le principal et même le véritable moteur de l'Union.
L’auteur
Florence Autret est journaliste économique indépendante et collabore notamment aux publications financières de L’AGEFI et au quotidien Le Télégramme.
Site internet : Blog de Florence Autret
DEFENSE EUROPEENNE
22/12/2009 13:01 par dlr14ème_62
-
DEFENSE EUROPEENNE
22/12/2009 13:01 par dlr14ème_62
DEFENSE EUROPEENNE, la grande illusion
de Jean Dominique Merchet
Editeur : Larousse
Collection : à dire vrai
Parution : 10/06/2009
ISBN10 : 2-03-584805-9
ISBN13 : 978-2-03-584805-5
EAN13 : 978203584055
Présentation de l'éditeur
"Les Américains font la cuisine, les Européens font la vaisselle".
Malgré tous ses efforts, l'Union européenne ne parvient pas à mettre sur pied une défense commune. Ainsi en décembre 1999, les Quinze décident de fonder une force militaire d'action rapide de 60 000 hommes à l'horizon 2003. Elle ne verra jamais le jour. Et c'est tant mieux ! Car la défense européenne est une illusion dangereuse, source de gabegie, d'impuissance et de renoncement. Loin d'être le mal dont souffrirait l'Europe, la pluralité et l'indépendance des nations ne seraient-elles pas le gage d'une défense efficace ?
L’Europe au début de l’hiver
22/12/2009 12:25 par dlr14ème_62
-
L’Europe au début de l’hiver
22/12/2009 12:25 par dlr14ème_62
Parmi les patriotes que nous sommes, beaucoup, pourquoi ne pas l’avouer ? ont pensé que la mécanique supranationale de la Constitution européenne calerait avant d’aller jusqu’au bout.
La cause nous paraissait entendue après le double référendum négatif de mai-juin 2005, en France et aux Pays-Bas.
Quand fut mis en chantier le traité de Lisbonne, clone de la défunte Constitution, même illusion : le refus irlandais, les difficultés polonaises, la décision du tribunal constitutionnel de Karlsruhe tendant à préserver la souveraineté du Parlement allemand, le blocage obstiné du traité par Vaclav Klaus, président de la République tchèque, la perspective d’un référendum britannique nous avaient laissé espérer jusqu’ au dernier moment que l’affaire capoterait.
Considérant à juste titre que ces consultations partielles exprimaient l’hostilité de la plupart de peuples d’Europe au processus d’intégration en cours, nous pensions naïvement que, dans une Europe aux fortes traditions démocratiques, les peuples auraient en définitive le dernier mot.
Et bien non ! Nous nous sommes trompés. En cette fin de 2009, le traité de Lisbonne entre en application.
On pourra certes se consoler encore en considérant que les grands pays gardent la maitrise des orientations essentielles (ou de l’absence d’orientations !) : plan de relance, politique étrangère, nomination des personnalités clef de l’Union. La France et l’Allemagne ont ainsi imposé , en application du traité de Lisbonne, un président de l’Union européenne honnête mais falot Herman Van Rompuy ( dont l’absence sur la scène intérieure risque de coûter cher à la Belgique ) et un haut-représentant aux affaires étrangères, Catherine Ashton, femme de cabinet sans légitimité démocratique, dont on peut se demander si les Britanniques ne l’on pas désignée pour ridiculiser la fonction.
Mais là aussi, il ne faut pas se réjouir trop vite. Car ce qu’il ya de plus redoutable dans la machine européenne se situe au niveau intermédiaire, celui où règne en maître la commission. Une commission beaucoup plus puissante depuis que l’Europe se fait à 27.
Le succès final du processus de ratification du traité de Lisbonne a montré que, malgré tous les obstacles, l’hydre bureaucratique bruxelloise étendait ses tentacules de manière inexorable et que, forte de sa puissance administrative, de sa patience et du caractère dispersé et intermittent des résistances, elle finissait , comme toute machine idéologique, à arriver au but qu’elle s’était fixé.
Or c’est au niveau de la bureaucratie qu’il y a lieu de craindre les effets de la ratification. Après avoir connu plusieurs années de morosité, liées aux résistances des peuples, la bureaucratie européenne vit aujourd’hui dans l’euphorie. La signature du traité de Lisbonne a libéré sa volonté de puissance.
Longtemps frustrés, les technocrates de Bruxelles veulent à présent mettre des bouchées doubles pour achever le processus d’intégration. La directive Bolkestein, aux effets si déstabilisateurs sur le marché du travail, un temps gelée, entre en application. Forte de la création d’un ersatz de ministère des affaires étrangères, la Commission a commencé à recruter 5000 diplomates qu’elle déploiera à travers le monde, à l’égal d’un Etat. Ce nouveau réseau diplomatique ne manquera pas de dévaluer les ambassades des pays membres. A la première contrainte budgétaire, un gouvernement français d’orientation européiste pourrait tirer prétexte de son existence pour alléger notre propre dispositif, dont l’étendue fut longtemps un facteur de rayonnement pour notre pays. Les Pays-Bas y pensent déjà.
Le traité de Lisbonne a d’importantes conséquences en matière de justice et de sécurité et donc de contrôle de l’immigration : dans ces domaines, les décisions pourront être prises à la majorité. La formation de policiers européens est à l’étude. Ne doutons pas que Bruxelles se précipitera pour occuper ces nouveaux territoires où pourtant elle est loin d’avoir fait ses preuves
Le travail d’unification des normes de toutes sortes, en application de l’Acte unique de 1987, destiné à parachever le marché intérieur, va se poursuivre.
En matière agricole, les crises du lait et celle des fruits et légumes ont montré le caractère impitoyable de la mécanique bruxelloise dès lors qu’il s’agit d’écraser les petits et les dégâts du tout-marché qu’elle cherche à instaurer. Pourtant la commission a fait circuler un mémorandum destiné à redéployer vers d’autres secteurs les dépenses de régulation des marchés agricoles, lesquelles seraient réduites de 60 à 30 % du budget communautaire. Heureusement, une offensive française relayée par l’Allemagne semble faire échec à ce plan. Pour combien de temps ?
Bien que le coup vienne de Strasbourg et non de Bruxelles, la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, au mépris du principe de subsidiarité et du souhait de la majorité de Italiens , d’interdire les crucifix dans les écoles d’ Italie, montre jusqu’à quel point l’idée d’un droit abstrait , désincarné, étranger à la volonté des peuples, fait son chemin.
La manière dont le président du Parlement européen a tenté d’empêcher de parler Nigel Farage, brillant député britannique eurosceptique, montre le climat d’intolérance qui règne plus que jamais dans une machine désormais remise sur les rails.
A ce regain d’activisme bruxellois, répond une soumission grandissante des administrations nationales pour lesquelles le droit européen est devenu, en France au moins, la loi et les prophètes. Le Conseil d’Etat vient de décider que les directives européennes étaient immédiatement exécutoires avant même leur inscription dans le droit national. C’était déjà la position – contestable – de la Cour de justice européenne mais pas encore celle des juridictions nationales. Le Parlement français, qui n’a même plus à intervenir, se trouve ainsi un peu plus dévalué.
En réussissant à mettre en œuvre le traité de Lisbonne malgré la volonté de peuples, la machine européenne a franchi un pas dont nous ne mesurons peut-être pas encore les conséquences. Quelque part, l’Europe est désormais sortie du « cercle de la démocratie ». L’étonnante « investiture » de Herman van Rompuy par le groupe de Bilderberg a valeur de symbole. Cette capacité d’arriver à ses fins en contournant tous les obstacles est typique d’un régime idéologique, appliquant la maxime de Lénine : « deux pas en avant, un pas en arrière ». Jusqu’ où nous mènera cette machine infernale en marche, dès lors qu’elle a démontré qu’elle pouvait passer outre avec succès à la volonté populaire clairement exprimée ? Nul ne le sait.
Que l’Europe ne compte plus beaucoup de vais croyants ne doit pas nous rassurer. Hannah Arendt a montré comment les régimes idéologiques continuaient longtemps à fonctionner alors même que leurs cadres avaient perdu la foi. Leurs bureaucrates n’en étaient même que plus impitoyables.
Nous émettions l’hypothèse dans un ouvrage paru il ya dix ans (1) qu’il y avait entre un régime véritablement totalitaire et le système idéologique européen la différence d’un étang revêtu d’une couche de glace épaisse et d’un autre où seulement flotteraient quelques plaques éparses. Mais on sait qu’il suffit que la température baisse de quelques degrés pour que celles-ci se soudent entre elles et que tout l’étang soit gelé
Le fiasco de Copenhague est d’abord celui de l’angélisme européen
22/12/2009 06:42 par dlr14ème_62
-
Le fiasco de Copenhague est d’abord celui de l’angélisme européen
22/12/2009 06:42 par dlr14ème_62
Comme je l’écrivais vendredi dernier, rien n’est finalement sorti du sommet de Copenhague, que tant de dirigeants avaient fait miroiter au yeux des peuples.
Ce fiasco, au-delà des apparences, est bel et bien celui de l’Europe et de sa politique angélique, pour ne pas dire de sa contradiction majeure.
Comment en effet imaginer que la Chine et l’Inde allaient céder quoi que ce soit ? Ces deux pays sont devenus la machine à produire et à polluer du monde sous l’effet de la politique économique et commerciale de l’UE, qui les encourage dans cette voie avec son dogme du libre-échange intégral.
Copenhague révèle une fois de plus que la vraie fautive des déséquilibres mondiaux est une Europe ventre-mou, qui n’ose pas ou ne veut pas se donner les moyens de ses objectifs affichés. Les pays émergents n’ont aucun intérêt à se plier aux objurgations européennes et seule une taxe carbone aux frontières de l’UE changerait cette situation. Mais la Commission de Bruxelles, comme nombre de pays libre-échangistes, n’en veut pas…
Les euro-béats qui nous gouvernent, parmi lesquels les écologistes tendance Europe-Ecologie qui jouent aujourd’hui les pleureuses sur le sommet de Copenhague, se refusent à tout rapport de force dans le champ international, un peu comme les pacifistes et autres apaiseurs des années trente s’imaginaient dompter l’Allemagne nazie à coup de capitulations successives. C’est pourquoi, d’ailleurs, leur discours en faveur d’un « toujours plus d’Europe », style Lisbonne, est un leurre, une fuite en avant dans le néant de la volonté.
A Copenhague, c’est bel et bien l’angélisme européen - il est vrai mâtiné de cynisme - qui est mort. Il serait temps de s’en rendre compte, notamment en France, où le double langage des dirigeants, entre postures martiales et décisions minimalistes, n’aura jamais été aussi béant.
NDA